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LE CHANT NOUVEAU   

Na na'h na'hma na'hman méouman         

  נַ נַחְ נַחְמָ נַחְמָן מאומן

Chant du futur et de bonté.    

 Ainsi que l'a révélé

qui peut relever l'homme

même le plus déchu

et le guérir de toutes ses plaies

jusqu'à en faire une créature nouvelle.

Rabbi Israël Ber Odesser

Cher et fidèle Elève de Rabbi Na'hman de Breslev

 Lors de l'Exil d'Egypte, les enfants d'Israël peinaient dans les fosses de boue où ils préparaient le mortier. Une épouse dévouée voulant aider son mari, se pencha sur le bord de la fosse - et à cause de l'effort, elle perdit l'enfant qu'elle devait mettre au monde sous peu et qui sombra dans la fange.

L'Ange Gabriel descendit aussitôt du Ciel, se saisit du petit corps et le remonta jusqu'au Trône de Gloire où il fut conservé et immortalisé dans une brique de Saphir.

En fin de dix-neuvième siècle, un évènement similaire se produisit à Tibériade: une mère perdit son bébé dans une fosse, mais un inconnu se jeta dans l'abîme et sauva le bébé. Ce dernier devint plus tard le porteur d'un message mondiale : Rabbi Israël Ber Odesser

Un Récit Merveilleux

Longtemps après avoir quitté ce monde, Rabbi Na'hman de Breslev guide et éclaire encore tous ceux qui vibrent aux accents de son enseignement.

Il avait bien promis, avant de partir de ne jamais nous quitter..

Cette promesse se réalise et nous le sentons sa présence dans le florilège de ses œuvres écrites - au point que ces livres nous parlent, ou par la communication profonde qui s'entame à Ouman, sur son lieu de repos, ou bien encore lorsque l'on a le privilège de côtoyer ses hommes - ceux qu'il inspire et qu'il élève et qui deviennent à leur tour "comme une plume dans la main du scribe ".

Ou enfin à travers certains phénomènes plus poussés, tels que les apparitions, rêves, visions et pourquoi pas l'émission de messages écrits ainsi que le firent avant lui le Baal Shem Tov ou d'autres grands initiés ?

L'ensemble des témoignages dignes de foi qui attestent des effets de cette promesse a formé une tradition solide et très réconfortante que nul d'ailleurs ne cherche à garder secrète, puisqu'il est permis et recommandé de la vérifier, pour quiconque désirerait l'éprouver par lui-même. Et c'est à propos de ce flot d'énergie spirituelle qui alimente les âmes contemporaines à la source la plus élevée que Rabbi Na'hman disait : " Mon petit feu brasillera jusqu'à l'arrivée du Messie ! "

Le récit merveilleux que nous allons rapporter illustrera au mieux l'accomplissement de cette fameuse promesse.

 A la fin du siècle dernier naquit à Tibériade en Galilée, un enfant de souche hassidique (école de Karlin); chercheur précoce et cœur déjà fervent, il s'élança très jeune dans le Service Divin, jeûnant et priant plus qu'il n'est requis et aspirant âprement à découvrir un Maître.

La Providence guida le jeune Israël jusqu'à ce qu'il découvrît les feuillets abandonnés d'un recueil traitant de méditation breslevienne - ce dialogue personnel et spontané que chacun peut entretenir dans sa propre langue avec son Créateur et qui est la principale méthode de Rabbi Na'hman. Ignorant cependant l'auteur du traité puisqu'il y manquait la page de garde, le jeune Hassid s'employa d'emblée à mettre en pratique cette méthode.

 Assiduité et sincérité lui valurent alors un prochain mérite : celui de recevoir la visite du Rav Kardouner, l'un des luminaires d'Ouman adepte de Rabbi Na'hman et qui avait élu domicile à Safed.

La providence amena le Rav Kardouner à Tibériade jusqu'à la maison d'Israël dont la mère vendait du pain pour subvenir aux besoins de sa famille.

La rencontre fut flamboyante. Après une nuit passée en étude mystique dans une synagogue inondée au bord du lac, le Maître et l'élève se lièrent si fort qu'ils s'engagèrent à ne plus jamais se quitter.

Et ils tinrent promesse. Les quelques années durant lesquelles se prolongea cette relation permirent au Rav Kardouner de transmettre à son élève tous les secrets de la voie hassidique authentique, tel qu'il les avait lui-même reçus de son Maître, Rabbi Moshé de Breslev, disciple de Rabbi Nathan, principal élève de Rabbi Na'hman.

Bien qu'il n'existe aucun mot ni repère qui permette de décrire ou de situer ces personnages dans toute leur grandeur, il nous est permis de mesurer quelque peu leur puissance par l'impact qu'ils exercent jusqu'à ce jour sur les âmes les plus égarées - sachant que la compétence d'un médecin s'évalue par la gravité des maux qu'il est capable de soigner !

Ainsi, lui-même héritier d'une ligne aussi brillante, Rav Kardouner transmit-il à son élève le pouvoir de perpétuer la flamme envers et contre tous les fléaux de l'existence jusqu'à transmettre à son tour cette étincelle d'espoir et d'énergie qui permettra de tenir bon jusqu'au Messie.

 Mais avant de passer maître, l'émule se doit de faire ses preuves - nul ne saurait échapper à cette règle ! Le jeune Israël qui vient de perdre son maître, se trouve à présent isolé, incompris, confronté à une virulente opposition: on le harcèle, on le persécute. Et lui, sans défense, devra apprendre à subir, sachant que c'est par l'épreuve qu'il parviendra à se parfaire. Jour et nuit, engagé dans une recherche active du vrai, il passe des mois dans la forêt où il épanche son âme pendant des milliers d'heures devant son Créateur.

Il s'y consacre à l'étude, achevant et recommençant sans cesse le Likouté Moharan, l'œuvre majeure de Breslev.

Il se livre à son idéal sans aucun partage ni compromis. Il refuse entièrement le système et ses arrangements. Il paye le plein prix de son engagement vivant dans l'indigence tel qu'en témoignent ces paroles:" C'est ainsi qu'était ma vie: je partais chaque fois pour Mérone ou pour Jérusalem sans un sous en poche. Sans pain, sans argent. Etant timide de nature, je suis incapable de demander qu'on me prenne en pitié et que l'on me donne quelque chose... Je suis si timide de nature que j'ai souffert, j'ai souffert et Dieu merci, aujourd'hui, je suis joyeux!"

 Il conservera d'ailleurs cet état d'esprit jusqu'à son dernier souffle ainsi qu' ont pu le constater tous ceux qui l'ont un tant soit peu approché.

Les anecdotes et péripéties qui illustrent cette période abondent et se surpassent en teneur et en couleurs ! Il est possible de les entendre de la bouche même de Rav Israël grâce aux nombreuses cassettes audio et vidéo qu'il nous a léguées.

Mais le but du présent ouvrage étant la retransmission du message, nous laissons au Lecteur concerné le soin de compléter sa propre recherche et lui promettons un grand enrichissement s'il poursuit son approfondissement.

Pour nous qui nous limitons aux grandes lignes et aux faits marquants, nous voici arrivés, dans les années 20 du vingtième siècle, à une période où Rav Israël a déjà dépassé la trentaine.

Au prix d'efforts répétés ainsi que d'épreuves exceptionnelles dûment surmontées, le Hassid a conquis sa place. Il semble évoluer - avec assurance, vers les cimes spirituelles auxquelles son cœur aspire, ceci dans le contexte épique de la Galilée d'antan. Une image presque parfaite soudain bouleversée par l'évènement ment qui va radicalement transformer sa vie.

Cet événement se produisit en été 5682 (13 Juillet 1922). Rav Israël avait probablement commencé ses prières depuis le milieu de la nuit, car c'est ainsi qu'il s'appliquait, jour après jour, à servir son Créateur.

Mais ce jour-là se célébrait justement le 17 Tammouz, jeûne rigoureux qui commémore à la fois le début de la destruction de Jérusalem, ainsi que celle des Premières Tables de la Loi à la suite du péché du veau d'or.

Au petit matin, alors que le jeûne avait déjà commencé, Rav Israël se sentit soudain faible. L'idée de se remonter en mangeant quelque chose l'assaillit. Luttant d'abord contre cette idée, c'est elle qui triompha et Rav Israël mangea...

Aussitôt après, il fut pris d'un tel remords qu'il faillit se sentir mal. Il s'effondra en larmes et réalisa combien la ruse du Tentateur l'avait abusé. Après tant d'années d'efforts, faillir aussi étrangement! Rien ne réussit à le consoler. Il s'enfonça dans un chagrin qui dura plusieurs jours interminables et infernaux - il suffirait, pour comprendre sa peine de transposer l'événement à notre niveau : imaginons la dépression qui suivrait ce que nous considérerions à notre niveau comme une très grave faute, presque un crime...

Dans des moments aussi pénibles, certains s'abandonnent tant à leur dépit qu'ils se démoralisent et aboutissent au découragement. Ils décrètent alors que la vocation de pureté n'est plus la leur ou qu'ils n'y sont pas aptes et ils abandonnent. Ou bien ils se rassurent en minimisant leur faute, en se trouvant quelque excuse, quitte à sombrer dans l'insouciance qui est elle aussi une forme d'abandon. Mais l'homme responsable qui cherche à affronter la réalité sans frayeur ni complaisance, d'où puise-t-il cette force, cette lucidité ?

Pour y parvenir et malgré son état, Rav Israël redoubla de prières. Il demanda à Dieu de l'aider à réparer son âme. Il supplia de tout son cœur, espérant recevoir une guérison pour les maux dont il souffrait.

Au bout d'une semaine, à la tombée de la nuit alors qu'il était encore absorbé dans ses idées, il entendit une voix intérieure lui ordonner :" Va donc vers la bibliothèque, saisis un livre. Tu trouveras la guérison de ton âme ! "

Il accorda peu d'importance à ce message. Ne sommes-nous pas traversés constamment par des myriades d'idées? Mais la même voix revint, une deuxième fois, puis une troisième. Alors le Hassid comprit qu'il s'agissait bien d'un appel et qu'il fallait y répondre. Il alla donc à la bibliothèque, saisit un livre, Likouté Halakhoth de Rabbi Nathan et l'ouvrit.

Il lut attentivement la page que ses mains avaient ouverte: un exposé sur le Talith (vol. I p.25 éd. Lemberg).

Un morceau de papier marquait cette page, auquel il ne prêta d'abord aucune attention. Mais comme il achevait sa lecture et qu'il n'avait hélas puisé aucun remède aux plaies de son âme, il eut l'idée d'examiner le petit papier qui marquait la page. Quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir les lignes d'une étrange écriture manuelle, avec des lettres presque dorées qui disaient :Fac-similé de la lettre que Saba découvrit dans son livre, le 13 juillet 1922.

מאד היה קשה לי לרדת אליך

תלמידי היקר להגיד לך כי

נהנתי מאד בעבודתך ועליך אמרתי

מיין פייעריל וועט טליען ביז

משיח וועט קומן חזק ואמץ

בעבודתך 

נַ נַחְ נַחְמָ נַחְמָן מאומן

ובזה אגלה לך סוד והוא:

מלא וגדיש מקו לקו פצפ

יז בתמוז יאמרו שאינך מתענה

 

" Il m'a été très difficile de descendre vers toi,

mon cher élève, pour te dire que j'ai beaucoup apprécié ton Service. Et à ton sujet j'ai prédit :

Mon petit feu brasillera jusqu'à

l'arrivée du Messie. Courage et renfort 

dans ton œuvre :

Na-Na'h-Na'hma-Na'hman-Mé Ouman

Et par ceci je te révélerai un mystère qui est:

Plein et comble d'une ligne à l'autre  P.Z.P.Z.Y. H

Et en te renforçant dans ton œuvre tu le comprendras.

En signe 17 Tammouz diront que tu ne jeûnes pas.

Quelle belle lettre! Quel merveilleux message : une lettre venue du Ciel et signée par Rabbi Na'hman !

Rav Israël, un homme pur, simple et droit ne va pas essayer d'imaginer des doutes. Il suffit de prendre les choses en toute simplicité: nul ne savait qu'il avait mangé le 17 Tammouz puisqu'il ne l'avait révélé à personne étant donné que ce sont des faiblesses dont un Hassid ne se vante pas. La lettre est donc bien venue de l'Au-delà. Les faits sont là: Rabbi Na'hman a écrit cette lettre, rien ne pourra donc troubler sa joie ni affaiblir la portée du message.

Par quel moyen?

Question qui ne peut nullement troubler un croyant. Les pouvoirs divins seraient-ils limités? Or l'écriture d'un billet céleste est un phénomène qui figure parmi les multiples possibilités de communication entre le Ciel et l'homme. On rencontre cette idée en de très nombreux passages talmudiques (voir note @1). Elle abonde dans les récits de nos Sages et s'illustre au mieux par la prière matinale de Barouch Shéamar, poème liturgique descendu du Ciel, sous forme d'une missive.

 

Propulsé par une joie immense, Rav Israël se mit à danser. Comme s'il avait des ailes, il tourne, il vole, il chante : c'est la félicité.

Et en fait, en se penchant attentivement sur cette lettre, on s'aperçoit qu'elle véhicule une charge de dynamique exceptionnelle. Les clés du courage et de l'espoir y apparaissent. Les notes d'un chant nouveau viennent d'être entonnées. Et la preuve va bientôt se faire : grâce à cette puissante missive, l'homme va littéralement "décoller".

Jusqu'à l'âge très tardif de 95 ans, il va mener une vie exemplaire, une vie de saint et d'ascète. Fuyant gloire et honneur qu'un succès risque d'attirer, il redouble d'humilité et cache sa lumière. Il ne révélera cette lettre qu'à de rares initiés qui d'ailleurs l'encourageront - mais ne fera aucune publicité.

A ce propos, laissons la parole à ce saint, mieux habilité que nul autre pour dépeindre sa propre effigie:"J'étais bien le pire mais j'avais une certaine qualité qui me permettait de capter et de comprendre le vrai: où se trouve la vérité pure. Et je n'ais pas tenu compte de ce monde, avec la grandeur, l'orgueil, l'importance et la renommée...au contraire! Rien ne valait rien pour moi que le vrai.

Dieu merci, je fus ainsi sauvé de la renommée et des honneurs. La moindre gloriole n'entra pas en moi, la moindre suffisance. J'étais effacé au maximum, certes, seul Rabbi Na'hman peut permettre d'atteindre un tel effacement. Rabbi Na'hman vous nettoie de toutes sortes d'orgueil, toute sortes de passions, toutes sortes... Il nous réparera, réparera le monde entier, ainsi qu'il l'a promis...

Il sert donc son Créateur en redoublant d'ardeur.

L'étude: inlassable, assidu, il répète des milliers de fois les mêmes textes pour s'en imprégner profondément. Il ne cherche jamais la spéculation ni le sophisme; il les fuit au contraire comme les pires ennemis de la foi simple qu'il prise au plus haut point et à laquelle il parvint, de manière radieuse.

La prière: c'est pour lui l'essentiel. Ce sont des milliers d'heures de méditation dans les vallées rocailleuse de la Galilée sauvage. N'est-ce pas désigné par Rabbi Na'hman comme le seul moyen de soumettre son énergie au Suprême et d'y inclure son ego?

L'entraide, le secours à ses frères... Il s'apitoie sur les orphelins, les veuves, les déshérités. Il leur porte secours au mieux de ses moyens et souvent au-delà de ses capacités. Mais au-dessus de tout, il étend sa compassion aux pauvres d'esprit à qui il propose un "pont" entre leur état actuel et l'idéal hassidique. Ce pont, c'est lui, sa personnalité formée d'amour, de crainte, de droiture, d'une joie expansive et d'un humour certain.

Toutes ces qualités se doublent, avec le temps, d'un véritable souffle divin, une sorte de lucidité prophétique qui lui permet de déchiffrer les énigmes humaines et d'effectuer de vrais prodiges...(Nous fumes personnellement témoins de cela à plusieurs reprises!)

Mais au-dessus de tout: la diffusion! Persuadé que le salut du monde dépend de la conscience que l'on répand en faisant connaître la pensée de Breslev, il charge un mulet de livres sacrés et part pour de longs voyages à travers la Terre Sainte, en vue de diffuser sans profit ces ouvrages!

Il offre son amitié, son dévouement, aux âmes les plus éloignées; il rapproche ainsi une multitude d'égarés, de perplexes, de chercheurs de tous niveaux.

Parmi ces derniers l'écrivain Martin Buber, l'homme d'état Zalman Shazar, qui entretint avec Rav Israël une correspondance où se tresse un lien solide fait d'amitié et d'élan messianique.

Le président publiera lui-même, par la suite, quelques unes de ces très belles lettres.

Aujourd'hui, de nombreuses autres lettres ont été retrouvées et éditées en deux riches volumes intitulés "Ibé Hanachal" et traduits en plusieurs langues.

 Pour se remettre quelque peu dans le contexte où furent écrites ces lettres et mieux comprendre par ce fait le secret de leur étonnante limpidité, il faut replacer notre héros dans cette région qui vit naître le Zohar et berça les méditations lourianiques. Ici le chant Hassidique aboutit à l'extase, tandis que les conditions matérielles sont des plus rudes. La pauvreté sévit. La maladie, les épidémies déciment les masses. Les turcs, gouvernants despotiques et si souvent brutaux, les pillards, les pogroms, les fléaux de toutes sortes : voici dans quel contexte évolue Rav Israël. Les descriptions révélées par son ami et élève, Rav S. Horowitz (Yémé Shemouel) apportent un complément très vivant et presque indispensable à la compréhension de notre récit.

Lorsque l'on visite la Haute Galilée dont les monts embaumés s'enflamment au crépuscule, traversent des nuits pathétiques pour s'éveiller dans des aurores enchantées, on peut avoir l'impression d'avoisiner le Paradis.

Mais si l'on quittait la route et si l'on s'évadait vers le maquis, loin des bus et des kiosques, ce serait une expérience qui seule permettrait de vraiment ressentir ce que ces hommes ont vécu. On y saisirait mieux le sens et l'envergure des expériences spirituelles, telles que les ont vécues ces héros.

Grâce à leurs efforts, grâce à l'héritage qu'ils nous ont légué, une étincelle nous guide et peut nous permettre de voir clair et de tenir bon jusqu'aux derniers instants de l'exil.

Que cet humble ouvrage contribue lui aussi à transmettre cette flamme et il aura ainsi atteint son but.

 Faisons les louanges de celle qui fut la compagne dévouée de Rav Israël: Esther Mindel. Secondant son époux bien au-delà du commun, elle prouva à maintes occasions sa bravoure. Elle rejeta sans hésiter les pressions dont elle était victime de la part de sa famille (qui visiblement ne comprenait ni n'appréciait la valeur d'un tel gendre) pour la conduire au divorce.

Acceptant son destin tel que la Providence l'avait dicté, elle assuma dignement un rôle à la fois si âpre et si grandiose. Elle fut à ses côtés, le soutint par ses efforts inlassables.

Lorsqu'il revenait avec un groupe d'invités affamés, elle partageait leur maigre pitance en y ajoutant " quelques morceaux de cœur ". Après quoi, les malheureux repartaient rassasiés.

De son côté, Rav Israël lui rendra tout ce dévouement: lorsqu'elle tombera gravement malade, il demeurera à ses côtés jour et nuit plusieurs années durant. Il la servira sans relâche, ne s'échappant que pour aller faire ses prières quotidiennes.

Ils chemineront ensemble jusqu'à l'Eternité et seront enterrés côte à côte sur la pente abrupte du Mont Ménou'hoth, aux portes de la Ville Sainte.

puisque je marche devant vous ? " Rabbi Na'hman

 Pendant de longs siècles, lorsque Dieu siégera sur son Trône pour juger son peuple, en voyant l'enfant, son courroux s'apaisa et Il pardonna...Méam Loez - Shemoth

"De quoi vous souciez-vous,

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