Par Rav Itzhak Besançon
Rabbi Israël Baal Shem Tov, ses Maîtres et ses élèves, tous les Tsadikim cachés qui ont révélé la Hassidouth au monde, ont passé le plus clair de leur temps à s'isoler dans les forêts. Qu'y faisaient ils? De l'étude certes, mais l'essentiel était leur recherche du Créateur au moyen de la prière. Trente ans plus tard, dans la même ville de Mezboz, le jeune Rabbi Na'hman suivait l'exemple de son aïeul et quittait la ville pour la forêt (ou la rivière, sur une petite barque). Il y épancha son âme pure et travailla jusqu'à atteindre, par ce moyen, les plus hauts degrés de Kédoucha. Il affectionnait les prairies et les bois et expliquait à ses élèves la raison de ce choix:
Chaque arbre, chaque plante jusqu'à la plus humble des herbes adresse des louanges au Créateur. Lorsque nous nous trouvons parmi eux, parmi elles, dans cette symphonie à la Gloire Divine, il nous est plus facile d'ouvrir notre coeur. Le chant de la prairie se mêle au nôtre et monte en harmonie vers Celui qui a tout créé.
S'il nous est possible de le faire, nous rechercherons la verdure, au moins de temps à autre. Mais, en attendant, répétons le, tous les endroits sont propices. Isolons nous où nous pouvons.
Rabbi Na'hman a dit que nous pouvions crier même à voix basse et que nous pouvions nous isoler, même au sein de la foule! Devant un Séfer, à la Synagogue, en marchant dans la rue, chez soi, dans un coin tranquille ou, même encore, comme le Roi David qui parlait à Dieu dans son lit, jusqu'à ce que sa couche soit inondée de larmes!

















