Par Rav Itzhak Besançon
Pour composer une mélodie, il faut assembler des notes. Quelles notes sont elles dignes de chanter les Louanges de Dieu et où allons nous les trouver?
En hébreu, le point, la note, se dit Nékouda. Il y a en chacun, une nékouda, un point valable, un point véritablement pur, une note sublime. Cette nékouda risque d'être enfouie, recouverte par une carapace de défauts, de pesanteur, de tristesse..., mais au fond, la nékouda reste pure parce que le Bien émane de Dieu et qu'il est incorruptible. Pour permettre à ce point d'émerger, à cette nékouda de sortir des abîmes de son exil pour s'envoler dans la mélodie sacrée, il faut faire confiance au Tsadik. Rabbi Na'hman nous recommande l'indulgence. Envers les autres, juger chacun du côté du mérite, envers nous-mêmes quelle que soit notre chute, en jugeant avec indulgence du côté du mérite, nous faisons passer celui que nous jugeons du côté du mérite. Les Tsadikim qui sont emplis d'indulgence à notre égard nous aident à faire téshouva en nous jugeant toujours du côté du mérite.
Rabbi Na'hman nous invite à partir à la recherche du bien en nous mêmes. Il n'est pas possible que nous n'ayons pas quelques bonnes actions à notre actif. Cherchons les. Nous les trouvons, nous les regardons, mais voici que cette nékouda est elle même recouverte de taches: notre bonne action était motivée par des intentions troubles... cherchons encore; il n'est pas possible qu'au fin fond de ce point ne resplendisse la Lumière! Ainsi, nous continuerons à chercher, à trouver et à assembler des notes et nous aurons composé notre mélodie.

















