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par Rav Itzhak Besançon

Par la Mitsvah d'être joyeux à Pourim, la Torah nous indique explicitement qu'il y a moyen d'élever la petitesse de chacun. Les blagues, les farces ne sont que des enfantillages. Le jour de Pourim, nous démontrons que par la joie, tout peut s'élever.

 Pourim veut dire "Sorts" mais indique également I'idée de Pirourim, des miettes. Ceci nous apprend qu'il ne faut jamais négliger les miettes. On peut faire fortune spirituellement et s'élever à un rang très élevé en commençant par ramasser des miettes de Torah, des petits morceaux. Peu glorieux au départ, ils seront la base de notre réussite. Les Tsadikim accomplis ont tous témoignés qu'ils avaient commencé avec de toutes petites choses, ce que les autres considèrent comme des détails négligeables. Leur devise est la suivante: "Viser toujours les plus hauts niveaux tout en se contentant de ce que l'on peut faire maintenant.

"Le devoir de lire la Meguilah est une très grande Mitsvah. Elle consiste à publier le miracle, à faire savoir, à chaque génération que la Providence nous protège. Nous devons, nous aussi lutter contre Amalek en refusant les doutes qu'il veut imposer à notre esprit.

Les cadeaux (Michloa'h-monoth) que chacun envoie à ses amissont des facteurs de paix et de fraternité. Grâce à l'harmonie ainsi créée, il sera plus aisé de trouver la Vérité ( cf. chapitre XXI,"SHALOM"). 

Les dons aux pauvres sont des gestes de clémence. Ce n'est que par cette attitude que l'on peut atteindre la vraie compréhension.

Le repas de Pourim (séoudah) est une réparation de la faute que commirent nos ancêtres lorsqu'ils s'associèrent au banquet d'Assuérus. Là encore, il faut le vivre à son niveau et en son  temps. La leçon est universelle et ne concerne pas uniquernent les pécheurs d'il y a 2550 ans! Elle nous apprend que quiquonque décide de manger vraiment kacher, dans la joie, avec l'intention de servir Dieu, se libère du souffle impur que la nourriture taref introduit en ceux qui la consomment.

La Mitsvah de s'enivrer à Pourim au point de ne plus pouvoir distinguer entre Mardochée, le Tsadik et Haman, le Racha, nous indique le plus haut niveau de connaissance: celui où l'on réalise qu'on ne sait rien. De même cette connaissance nous révèle qu'à la racine tout est Un, il n'y a plus de distinction, le mal n'existe plus car tout est voulu par Dieu. Ainsi ce tyran, comme tous les autres ne sont que des envoyés de la Providence pour nous rappeler à nos devoirs et nous rapprocher de notre Père.

Nous disions plus haut que Tou bichevat, situé trente jours avant Pourim, annonçait le rayonnennent de cette Fête. Il en est de même pour Pessa'h qui tombe trente jours après Pourim. En s'appliquant à vivre Pourim comme il se doit, on entreprendra la meilleure préparation de la Fête de la Libération (Likouté Moharan II 74).

Il est très bon de s'en remettre à Dieu et de compter sur Lui. J'ai l'habitude, au début de chaque journée de confier à Dieu chacun de mes gestes, ceux de mes enfants et de ceux qui dépendent de moi, en Lui demandant que tout se passe selon Sa volonté. Cette pratique est excellente, car alors, plus besoin de se soucier ni de spéculer si les choses se passent bien ou non. S'Il désire que les choses se passent autrement, je serai satisfait tout de même car ma conduite est conforme à Sa volonté.

De même. à l'arrivée du Shabath ou de Yom Tov, je confie tout mon comportement, toutes mes affaires, tous mes gestes du Shabath ou du Yom Tov à Dieu, que tout se passe comme Il le veut. Dès lors, je ne m'inquiète plus de la tournure des événements, n'éprouvant aucune anxiété de n'avoir peut-être pas atteint la pureté qu'il fallait. Chaque chose que je fais est entre Ses mains et je m'en remets uniquement à Lui (Si'hoth Haran 2).

"Et tu te réjouiras pendant ta fête" (Deutéronome 16:14).

Les trois fêtes représentent le coeur de I'année et la joie pour toutes les Mitsvoth que l'on accomplit toute l'année. Car l'essentiel de la joie que l'on ressent dans le coeur provient des Mitsvoth que l'on fait. Ainsi ces jours qui sont des jours de Mitsvoth, sont des jours de joie (Likouté Moharan I 30).

Les travaux nécessaires à la construction du sanctuaire étaient au nombre de 39. Si l'on parvient à élever son activité (en particulier en la dirigeant vers la Tsedakah), les 39 travaux ne seront plus 39 fléaux mais 39 lumières qui reflèteront la gloire Divine (Likouté Halakhoth Pourim 3.9-10).  

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