par Rav Itzhak Besançon 
A Chemini 'Atsèrèth (en diaspora, le deuxième jour de cette fête), tout le monde est appelé au Séfer Torah. Tous les efforts de ce mois passé dans la prière, le jeûne et la recherche puis la joie, tout ceci aboutit au devoir d'appeler tout le monde à la Torah.
Le jour où l'on appelle tout le monde au Séfer est précisément le jour où l'on en termine la lecture. Le Séfer n'est complet que lorsque tout le monde est là.
Dès que l'on achève la lecture du Séfer, aussitôt, on recommence et tout ceci se fait dans une grande joie, joie de la Torah. Ceci nous apprend combien il est nécessaire, si l'on veut parvenir au vrai bonheur, au bonheur de la Torah, de redire et de répéter, à soi-même comme aux autres, tous les bons conseils que l'on a découverts et qui nous ont aidé à avancer. Rabbi Nathan félicita un jour son fîls de lui remémorer un enseignement qu'il lui avait prodigué quelque temps auparavant.
Les danses de Sim'hath Torah sont principalement des rondes (Hakafoth) que l'on exécute en portant les rouleaux de la Torah et en récitant des versets et des supplications. Ceci symbolise exactement l'attitude qu'il faut avoir envers la Torah si l'on veut y trouver le bonheur. Le cercle, la ronde évoquent la notion "périphérique" du Keter (la Couronne).
La couronne coiffe la tête, mais lui demeure extérieure. En Kabalah, ce symbole désigne le plus haut niveau de connaissance,celui qui dépasse et entoure notre entendement, notre tête. Nous n'y renonçons pas, puisque cette couronne est posée; nous la vivons au contraire en la reproduisant dans la ronde. Mais nous savons qu'il faut encore attendre et que si les mystères de lavie et de la Torah nous sont inaccessibles, le recours qu'il nous reste est de prier, d'implorer et de chanter.

















